Voici une niouze qui mériterait un article !
Samedi soir, un séisme a littéralement secoué les rues de Paris, de la banlieue et je suppose de la France entière. Quel match ! Quelle énergie ! Henry (tant décrié pendant le match) transforme la passe et c'est le but libérateur ! Dès lors, le bar où je me trouvais, tremblait à chaque action des bleus. Et, au coup de sifflet final : c'est la libération, la consécration au son des chants de supporters ("mais y sont où ? Mais y sont où les brésiliens ?"). Les rues ont alors explosé d'une liesse digne de celle de juillet 1998. La rue de Lapp était complètement coincée, occupée par des joueurs de tambours brésiliens (bah vit, y ont fait la fête avec nous) et la rue a pris des allures de festival de Rio. La circulation a été interrompue sur la place de la Bastille, transformée pour l'occasion en un gigantesque terrain de foot. Des drapeau français partout, une émotion palpable, bref, les bleus nous ont encore emmené très haut. Le petit hic tout de même s'était que les noctambus ont eu du mal à circuler... du coup, certains ont eu du mal à rentrer !
Au début du match, une déclaration des deux équipes contre le rascisme (bien inutile pour les supporters !) rappelait à tous que le sport n'a pas de couleur. Et c'est très important : comment un parti rasciste peut-il, en France, prétendre à une place au second tour de l'élection présidentielle de 2007 ? Notre équipe de France de foot est une vraie représentation nationale de notre population et c'est sans doute pour cela que notre émotion fut si grande et si sincère.
Alors, tous au rendez-vous pour mercredi, la demi finale contre le Portugal !